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OCDE OECD GENERO
16/11/2003

Documentos

Las madres trabajadoras en Japón, Irlanda y Austria necesitan que se les eche una mano según el ultimo informe de la OCDE. 04-Nov-2003
Para muchas madres de estos países tener una familia y seguir con su carrera profesional son actividades excluyentes (incompatibles) concluye este nuevo informe de la OCDE.
Enlaces hacía los resumenes en el sitio web de la OCDE:

Working Mothers in Japan, Ireland and Austria Need a Hand, Say OECD Researchers (English) 
Ver el resumen largo en inglés

Au Japon, en Irlande et en Autriche, les mères qui travaillent ont besoin d'un coup de main, selon l'OCDE (Francés)
Berufstätige Mütter in Japan, Irland und Österreich benötigen Unterstützung, meinen OECD Experten (Aleman)

04/11/2003 -  Pour bien des mères japonaises, irlandaises et autrichiennes, élever des enfants et exercer un emploi sont deux activités qui s'excluent mutuellement, telle est la conclusion d'une nouvelle étude de l'OCDE.

Bébés et employeurs : comment réconcilier travail et vie de famille : Autriche, Irlande et Japon(volume 2) montre comment la fiscalité, les prestations versées par l'Etat, les politiques en matière de garde d'enfants et d'emploi influent sur la décision de fonder une famille.

Comme dans la plupart des pays de l'OCDE, les femmes dans les trois pays considérés veulent de plus en plus travailler et faire carrière. De nombreuses mesures ont été prises pour aider les parents surtout de jeunes enfants. Toutefois, les taux de natalité continuent de baisser, ce qui laisse entrevoir l'éventualité d'une pénurie de main-d'oeuvre à l'avenir. Il faut prendre d'autres dispositions pour accroître l'emploi tout en s'assurant que les enfants bénéficient des services de garde dont ils ont besoin.

Au Japon, par exemple, la menace d'une pénurie de main-d'oeuvre ne se concrétiserait jamais si, selon l'étude, les femmes étaient aussi nombreuses que les hommes à travailler. Certains aspects de la politique gouvernementale et des pratiques des employeurs dissuadent cependant les femmes d'exercer un emploi dès qu'elles ont des enfants. Le marché du travail japonais doit se transformer pour offrir à cette population les conditions propices à sa réinsertion professionnelle : des horaires aménageables, des emplois intéressants, des salaires corrects et des perspectives d'évolution professionnelle.

Aujourd'hui, près de 70 % des japonaises cessent de travailler dès qu'elles sont mères de famille. Si elles reprennent une activité professionnelle lorsque leurs enfants sont plus grands, elles se retrouvent souvent dans des emplois précaires et mal payés. La réglementation publique applicable à l'assurance maladie et aux pensions ainsi que les prestations des entreprises en faveur des épouses incitent les femmes à se contenter d'une faible rémunération. Il s'ensuit que les femmes qui retravaillent finissent souvent par exercer des emplois dans lesquels leurs capacités sont sous-utilisées.Même les japonaises dont le niveau de formation est élevé ont du mal à conjuguer occupation professionnelle et obligations familiales : au sein de la population japonaise qui a fait des études universitaires, 65 % des femmes travaillent contre 95 % d'hommes.

En Autriche, le niveau élevé des dépenses publiques au titre des prestations familiales et la faible incidence de la pauvreté chez les enfants témoignent de l'attachement de ce pays à la protection de l'enfance. Comparée à d'autres pays de l'OCDE, l'Autriche accorde des aides sensiblement plus généreuses aux familles dont l'un des parents se consacre à plein temps à élever ses enfants. Aussi l'un des parents peut-il financièrement choisir de ne pas travailler - même pendant plusieurs années. Nombreuses sont donc les mères qui cessent de travailler pendant de longues périodes et qui ont du mal à reprendre ultérieurement leur activité professionnelle. Si elles décident de retravailler alors que leurs enfants sont jeunes, il n'est pas rare que la pénurie de modes de garde à un coût abordable les oblige à prendre un emploi à temps partiel ou mal rémunéré dont les possibilités d'avancement sont minces.

L'Irlande connaît elle aussi une pénurie de modes de garde à un prix abordable. Dans ce pays, il est d'usage que les enfants dont les mères travaillent soient gardés par des membres de la famille ou des amis. Or, comme le nombre de femmes en activité augmente, l'offre de gardes d'enfants occasionnelles baisse. Le taux d'activité féminine, qui est de 54 %, a progressé de 15 points de pourcentage depuis 1994, mais le taux d'emploi des jeunes femmes âgées de 25 à 29 ans, de 78 % , est à présent plus élevé que dans la plupart des pays de l'OCDE. A l'avenir, les mères irlandaises en activité auront infiniment plus recours aux modes de garde professionnelle. Pour accroître les possibilités de travailler des mères, les pouvoirs publics vont devoir investir davantage dans la garde d'enfants - surtout en faveur des familles à faible revenu.

Pour plus d'informations sur les politiques favorables à la famille, veuillez consulter le site www.oecd.org/els/social/familyfriendly

Babies and Bosses: reconciling work and family life in Austria, Ireland and Japan examines how taxes, government benefits, childcare and employment policies affect parents’ work lives and influence the formation of families.

As in most OECD countries, women in these three countries increasingly want work and careers. Much has been done to help parents, particularly of young children. However, birth rates continue to decline, raising the possibility of future labour shortages. More needs to be done to increase employment while ensuring that children get the care they need.

In Japan, for instance, the study says that a looming labour shortage would never materialize if females joined the labour force in the same numbers as their male counterparts. However, some aspects of government policy and employer practices currently discourage women from working after they have children. Changes are needed in Japan’s labour market to provide them with the flexible hours, attractive jobs, decent wages and career prospects needed to entice them back into employment.

Today about 70% of Japanese female workers withdraw from the labour market after they have children. If they go back to work when their children are older, they often land in low-paid, precarious jobs. Government rules for health insurance and pensions, as well as companies’ benefits for spouses, discourage women from earning more than a modest amount. As a result, mothers who return to work often end up in jobs that are below their capabilities. Even well-educated Japanese women have difficulty combining careers and motherhood: 65% of Japanese women with a university education work, compared to 95% of Japanese men with a similar level of education.

Austria’s commitment to the welfare of children is evident in the country’s high level of public spending on family benefits and low incidence of child poverty. Compared to other OECD countries, Austria gives significantly more support to families where one parent is occupied full-time with child rearing. This makes it financially feasible for one parent to choose not to work - even for a period of years. As a result, many mothers are absent from regular work for long periods and find it difficult later to resume their careers. If they decide to return to work when their children are young, a shortage of affordable childcare often forces them into low-paying, part-time jobs with few opportunities for advancement.
 
Ireland has a similar shortage of affordable childcare. Children of working mothers in Ireland have traditionally been looked after by family or friends. But as increasing numbers of women take jobs, the supply of casual babysitters has declined. The rate of employment among females in Ireland jumped 15 percentage points since 1994 to 54% and at 78% the employment rate of young women aged 25-29 is now higher than in most OECD countries. In future, working Irish mothers will be far more dependent on formal childcare. To increase work opportunities for mothers, additional public investment in childcare will be needed -- especially for low-income families.
 http://www.oecd.org/document/53/0,2340,en_2649_201185_18355573_119690_1_1_1,00.html  

 

Bébés et employeurs - Comment réconcilier travail et vie de famille (Volume 1): Australie, Danemark et Pays-Bas (Print Paperback) Nov 2002
  http://oecdpublications.gfi-nb.com/cgi-bin/OECDBookShop.storefront/EN/product/812002111P1  

Concilier travail et vie de famille est une ambition qui se décline, tant pour les individus que pour la société, en deux objectifs principaux : permettre à chacun de travailler afin de percevoir un revenu en participant à l’activité sociale la plus importante de la vie moderne, et de s’occuper le mieux possible de l’éducation de ses propres enfants. Ces aspirations ne sont pas nécessairement incompatibles.

L’impossibilité de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale a des répercussions sur les décisions qui sont prises au sein de la population active ou des familles, voire les deux à la fois. Il arrive en effet que des parents (ou des parents potentiels) décident d’avoir des enfants plus tard, ou d'en avoir moins qu’ils ne le souhaiteraient, voire renoncent totalement à fonder une famille. Il arrive aussi qu’ils changent de comportement sur le marché du travail. Parmi ceux qui sont absents du marché du travail, que ce soit depuis peu ou depuis plus longtemps, certains préfèrent s’occuper de leurs enfants à plein-temps quelles que soient les possibilités d’emploi existantes. D’autres en revanche souhaiteraient trouver un emploi ou travailler davantage, mais ne peuvent le faire faute d’avoir accès aux services de garde d’enfants qui leur permettraient de poursuivre leur activité professionnelle. D’autres encore travaillent plus longtemps qu’ils ne le souhaiteraient, ce qui crée des tensions au sein de la famille, et dans certains cas, aboutit à des ruptures dans les relations familiales ou à des absences préjudiciables à l’épanouissement ou à l’éducation des jeunes.

Ce volume étudie les défis que les parents de jeunes enfants doivent relever lorsqu’ils tentent de concilier leur occupation professionnelle et leurs obligations familiales, ainsi que les conséquences qui en découlent sur le plan social et sur le plan des évolutions observées sur le marché du travail. Lorsqu’ils doivent faire des choix sur la manière d’équilibrer leur vie professionnelle et leur vie familiale, les parents sont amenés à se poser une multitude de questions : préfèrent-ils s’occuper eux-mêmes de leurs enfants, avoir recours à des modes de garde organisés ou informels ? Quel sera le revenu familial dont ils disposeront selon qu’ils choisissent ou non d’exercer une activité professionnelle ? Peuvent-ils bénéficier d’aménagements de leurs conditions de travail et de systèmes de congé parental ? La première étude de l’OCDE consacrée à la façon de concilier travail

Babies and Bosses - Reconciling Work and Family Life (Volume 1): Australia, Denmark and the Netherlands (Print Paperback)

Reconciling work and family life involves two key goals for both individuals and society: being able to work, to earn an income while participating in the most important social activity of modern life, and providing the best care and nurturing for one’s own children. These aspirations need not be mutually exclusive.

A failure to balance work and care commitments has implications for either labour force or family decisions - or for both. Parents - or would-be parents - may decide to delay having children, have fewer than they really want, or not have children at all. Or they may change their labour market behaviour. Some who are out of the labour market, either short or long term, prefer to look after their children full-time, regardless of employment opportunities. But others would like to work, or work more - but cannot because they cannot get the childcare services they need in order to continue their careers. Still others work longer than they want, putting their family under strain, in some cases resulting in broken relationships or young people being neglected or poorly raised.

This volume looks at the challenges parents of young children confront when trying to square their work and care commitments, and the implications for social and labour market trends. In deciding how to balance work and family life, parents face a great many issues: their preference for providing parental care; formal and informal childcare; family income in- and-out of work; their access to family-friendly workplace arrangements and child-related leave programmes. This first OECD review of the reconciliation of work and family life considers the current mix of family-friendly policies in Australia, Denmark, and the Netherlands and explores how this policy balance contributes to different labour market and other societal outcomes in these three countries.

 

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Lista de documentos claves:

http://www.oecd.org/linklist/0,2678,en_2649_34541_1797931_1_1_1_37419,00.html 

A reference guide to Gender Equality in Sector Wide Approaches.
Gender Equality in Sector Wide Approaches
http://www.oecd.org/topic/0,2686,en_2649_34541_1_1_1_1_37419,00.html 

 

il faut stimuler la participation sur le marché du travail et investir dans les qualifications, sinon la croissance économique est menacée, selon l’OCDE 

www.oecd.org/document/39/0,2340,en_2649_201185_14753575_119690_1_1_1,00.html 

17/09/2003 -  Los gobiernos deben acentuar sus esfuerzos para mejorar sus perspectivas de empleo para les mujeres, los trabajadores envejeciendo, las personas con minusvalias y las personas con pocas calificaciones: eso es la conclusión de la ultima edición de Perspectives de l'emploi (perspectivas del empleo). Según la OCDE, si no se da acceso a empleos mejores y más numerosos a estas categorías de personas sub. representadas en la población activa, las perspectivas de empleo de numerosos paises empeoraran y la población envejecerá.

Estas reformas deben de estar dirigidas no solo

 

Une augmentation de la part de population adulte au travail allégerait la charge qui pèse sur les finances publiques et améliorerait la situation sur le plan de l'exclusion sociale. L'OCDE estime qu'à moins que des mesures soient prises pour encourager un plus grand nombre de personnes à travailler et éliminer les facteurs qui font obstacle à la création d'emploi, la croissance annuelle de la population active dans les 30 pays Membres de l’OCDE ralentira, passant de 1.3 % en moyenne au cours des 30 dernières années à 0.3 % au cours des 30 prochaines années. Dans certains pays comme l'Italie et le Japon, la population active diminuera.

 De même, sur la base des tendances actuelles, le rapport des plus de 65 ans à la population active totale passera de 27 % en 2000 à 47 % en 2030, ce qui mettra à mal les régimes actuels de pension et menacera les niveaux de vie.

 Les réformes ne doivent donc pas seulement viser les chômeurs - ceux qui recherchent du travail - mais aussi le groupe, beaucoup plus nombreux, de ceux qui sont dans le "non-emploi". Sont visées, d'après la définition qu'en donnent les Perspectives de l'emploi, les personnes d'âge actif qui se sont éloignées du marché du travail mais qui restent néanmoins désireuses de travailler. Les femmes représentent une large part du non?emploi, mais sont aussi concernés d'autres catégories telles que les personnes dépendantes des prestations sociales, les préretraités, les parents isolés et les personnes handicapées.

 Valoriser le travail est essentiel pour inciter les gens à prendre un emploi. L'étude publiée par l'OCDE passe en revue les divers dispositifs mis en place par certains gouvernements pour encourager les personnes sans emploi à trouver du travail. On constate, dans cette étude, que les dispositifs articulés autour de prestations liées à l'exercice d'une activité - réductions d'impôt subordonnées à l'occupation d'un emploi, par exemple - et les dispositifs qui permettent l'exonération de charges sociales pour les employeurs s'ils recrutent des travailleurs peu qualifiés sont efficaces lorsqu'ils sont bien ciblés.

 Mais les incitations financières ne suffisent pas. Subventionner les services de garde d'enfants, encourager la flexibilité pour les travailleurs qui ont des responsabilités familiales et développer le travail à temps partiel peuvent être des moyens efficaces de faciliter l'accès à l'emploi, en particulier pour les femmes. Pour ce qui est d’améliorer les perspectives d'emploi des travailleurs vieillissants, cela nécessite tout un éventail de mesures coordonnées : il faut, en particulier, éliminer les mécanismes incitatifs qui poussent à des cessations anticipées d'activité.

 Il faut aussi intensifier les efforts visant à aider les bénéficiaires de prestations - indemnités de chômage et autres prestations de non-emploi - à s'orienter vers l'emploi. Au cours des années 1990, la dépendance à l'égard des prestations de chômage s'est beaucoup atténuée dans certains pays, cette évolution reflétant en partie un recours accru aux mesures d'activation destinées à encourager les bénéficiaires à rechercher activement un emploi ou à engager des démarches pour améliorer leur employabilité. Dans le même temps, toutefois, la proportion de personnes d'âge actif qui perçoivent des prestations se substituant à un revenu, prestations de vieillesse, d'invalidité, de parent isolé et d'aide sociale, en particulier, n'a cessé d'augmenter. Les gouvernements s'efforcent aujourd'hui de trouver les moyens de faire en sorte que tout le système de prestations sociales concoure plus efficacement à promouvoir l'emploi.

 La formation liée à l'emploi devrait jouer un rôle central dans cette stratégie. Une fois qu'ils ont accédé à l'emploi, certains travailleurs peuvent se trouver pris dans l'engrenage des bas salaires, et la formation dans l'emploi peut réduire ce risque en les aidant à réaliser leur potentiel de productivité et de gains. Mais, ainsi que l'étude le montre, les catégories sous?représentées bénéficient relativement peu de la formation.

 On observe aussi, dans l'étude de l'OCDE, que, bien que le chômage soit de nouveau orienté à la hausse, les mutations structurelles au cours de la dernière décennie en Amérique du Nord, dans l'Union européenne, en Australie et en Nouvelle-Zélande ont conduit à une hausse limitée des coûts de main-d'oeuvre. Par suite, le chômage a augmenté plus lentement, jusqu'à présent, au cours de la phase actuelle de ralentissement de l'économie qu'au cours des phases antérieures de ralentissement. Et, avec la reprise en cours aux Etats-Unis, qui ouvre la voie à une reprise plus vaste dans toute la zone de l'OCDE, le marché du travail pourrait s'améliorer en 2004.

Les non journalistes peuvent lire l'introduction, les résumés des chapitres et les tableaux gratuitement et/ou commander la publication ici.


Workforce Must Expand and Invest in Skills or Future Economic Growth Threatened, Warns OECD
(English)
 http://www.oecd.org/document/11/0,2340,en_2649_201185_14753163_119690_1_1_1,00.html    

 

Regards sur l'éducation publié par l'OCDE.l'édition 2003
http://www.oecd.org/document/49/0,2340,en_2649_201185_14647409_119690_1_1_1,00.html fr

http://www.oecd.org/document/39/0,2340,en_2649_201185_14753163_119690_1_1_1,00.html en

16/09/2003 - Dans les années à venir, la pénurie d'enseignants risque de poser un grave problème aux responsables de l'action gouvernementale d'un grand nombre de pays de l'OCDE, étant donné que les effectifs d'élèves augmentent alors que les enseignants âgés partent à la retraite et que les jeunes ne sont pas assez nombreux à s'orienter vers cette profession, selon l'édition 2003 de Regards sur l'éducation publiée par l'OCDE.

L'édition 2003 de Regards sur l'éducation attire aussi l'attention sur l'évolution de l'équilibre entre les sexes quant aux aspirations et aux résultats scolaires. La décennie 90 a été marquée par le fait que les femmes ont pris de l'avance sur les hommes du point de vue du niveau de formation. Dans la majorité des pays de l'OCDE, les jeunes femmes sont aujourd'hui plus nombreuses que les jeunes hommes à obtenir le premier diplôme des établissements de niveau universitaire : dans trois pays seulement, à savoir le Japon, la Suisse et la Turquie, la proportion de jeunes hommes qui obtiennent ce premier diplôme est sensiblement supérieure à celle des jeunes femmes. Or, dans le passé, les hommes accédaient en général plus facilement aux études supérieures et en 1990, les taux d'obtention d'un diplôme de niveau universitaire étaient encore plus élevés chez eux que chez les femmes dans la moitié des pays pour lesquels on dispose de données comparables.

 Il subsiste néanmoins des disparités entre les sexes quant aux disciplines d'études et aux filières professionnelles choisies, les jeunes hommes préférant toujours la physique, les mathématiques et les formations d'ingénieur dispensées à l'université, tandis que les jeunes femmes s'orientent vers les sciences sociales et les filières liées à la santé et à l'enseignement : plus de deux tiers en moyenne des diplômés de niveau universitaire en sciences humaines, en arts, en sciences de l'éducation, en sciences médicales et dans les disciplines sociales sont des femmes, alors que celles-ci représentent moins d'un tiers de ces diplômés en mathématiques et en informatique, et moins d'un quart en sciences de l'ingénieur, dans la production et la construction. Les hommes sont aussi plus nombreux que les femmes à obtenir des titres de haut niveau dans le domaine de la recherche, comme le doctorat.

 Par ailleurs, dans chacun des 43 pays qui ont participé à l'enquête réalisée en 2000 par l'OCDE dans le cadre du PISA sur les compétences des adolescents de 15 ans, les filles avaient également acquis à cet âge une meilleure compréhension de l'écrit. Dans la moitié environ de ces pays, les garçons conservaient une avance dans le domaine des mathématiques, mais dans ce cas, les écarts étaient beaucoup plus faibles et peu de différences significatives ont été relevées s'agissant des sciences.  Une nouvelle analyse des données provenant de l'enquête du PISA a montré que dans 40 de ces 43 pays, les filles de 15 ans attendaient aussi davantage de leur future profession que les garçons. Cependant, comme le reflète la structure actuelle des effectifs de diplômés de l'université, les aspirations professionnelles des garçons se portaient beaucoup plus souvent vers les domaines de la physique, des mathématiques ou des sciences de l'ingénieur (en moyenne 18 % des garçons contre 5 % des filles), alors que les filles souhaitaient plus fréquemment exercer une profession liée aux sciences de la vie et à la santé (20 % des filles contre seulement 7 % des garçons).